mardi 31 mai 2011

Voyage à Giverny ou le déjeuner sur l'herbe...
Le retour d'un temps "frisquet" ne nous aura pas découragés pour un pique-nique champêtre à quelques centaines de mètres de la la maison de Claude Monet.

Une nappe, un rayon de soleil, de belles recettes, un peu de vin, du temps et des amis...la vie toute simple en somme.

La maison ou à la découverte de l'intimité de Monet. Impossible de visiter cette maison sans revoir l'artiste et ses toiles. Il y vécu 43 ans avec sa seconde épouse Alice et leurs 8 enfants. Cette maison fut agrandit pour accueillir cette grande famille, ce qui explique cette disproportion entre la largeur et la longueur
Nous commencerons par embrasser du regard le jardin avant d'entrer chez les Monet. Une maison rose comme le sont parfois les nénuphars et verte comme le sont l'eau, les feuilles, la nature. La peinture de Monet commence ici. Nous franchirons le seuil comme si nous étions les invités du peintre tout doucement en posant la main sur la poignée de porte en corne de vache. Ensuite notre visite commencera par l'atelier avec des ...reproductions du maitre. Étonnamment les œuvres les plus originales seront les estampes japonaises que Monet aimait a collectionner. Un étroit escalier nous conduira aux chambres qui sans décoration sont presque tristes. Mais rappelons nous quand même que la chambre de Monet, la plus éclairée de sa maison, accueillait des toiles de Cézanne, de Renoir, Sisley, Pissaro, Boudin, Caillebotte, Jongkind et bien d'autres qui sont maintenant abritées à Marmottant.
Cette tristesse relative contraste avec la salle à manger et la cuisine. Car ici, la lumière côtoie les bleus et les jaunes des meubles peints et des carreaux de faïence de Rouen . Une cuisine fonctionnelle avec son "piano" à bois et charbon produisant même de l'eau chaude.
Au sortir de cette visite il nous semblait, qu'a tout moment, pouvoir voir apparaitre la famille Monet. L'artiste au retour du jardin, Alice cousant, les enfants jouant avec un cerceau...

Le jardin, éternel modèle vivant qui, au fil des saisons et de leurs couleurs donnera tant d'inspiration à Claude Monet. Un jardin fait pour être peint à l'envie. Pour nous promeneurs d'un jour nous n'y voyons que des fleurs alors que le peintre y voyait couleur et lumière. Élément indissociables du créateur de l’impressionnisme. Nous y échangerons nos connaissances botaniques confirmées ou contredites par un autre visiteur qui comme nous n'y voyait que roses, iris, pivoines et autres "penstemon digitalis"

Le bassin, comme le jardin il aura été façonné pour être un tableau. Ou plutôt des tableaux sans cesse renouvelés par l'artiste non pas qu’il fut insatisfait mais inassouvi, insatiable. On pourrait y tourner autour pendant des heures...

Au revoir Monsieur Monet et merci ... (A.J)

mardi 17 mai 2011

Dans l'intimité des fréres Caillebotte

A 11 heures, ce mardi nous étions tous les huit devant les grilles du parc Monceau. Quartier très chic. Ce parc est le jardin le plus aristocratique de Paris, entouré de riches hôtels privés, il a quatre entrées, dont la principale est celle du boulevard de Courcelles. Elles ont été dessinées par Gabriel Davioud.
Une petite marche à travers les allées, où certains font du footing, d'autres promènent leurs enfants ou flânent le long des roseraies ou bien encore s'extasient devant les statues au détour des bosquets.
Et comme il ne faut pas perdre les bonnes habitudes, qui dit parc dit apéro! C'est Yves qui nous a fait déguster un "chouchen" accompagné de petites galettes bretonnes.

Puis, sur le chemin du Musée nous irons finalement déjeuner au bistro Romain à la formule sympa et à l'accueil très agréable.

Le Musée Jacquemart-André est à l'origine, un hôtel particulier commandé en 1868 à l'architecte Henri Parent par Édouard André, héritier de l'une des plus grandes fortunes du second empire. En 1881 Édouard épousa Nelly Jacquemart, une jeune artiste peintre. Celle-ci s'associa aux projets de son mari et ensemble ils constitueront méthodiquement leur collection.

A l'occasion du centième anniversaire du décès de Martial Caillebotte, ses descendants ont souhaité faire connaître son travail photographique et exposer en regard les tableaux de son frère Gustave dont il était très proche.

Nés respectivement en 1848 et 1853, Gustave et Martial Caillebotte issus d'une famille très aisée , grandissent dans un Paris transformé par le baron Haussmann. Gustave observe la ville et la peint , Martial la photographie.

Ces toiles et photos venant de collections privées sont réparties en 8 salles.
Dans la première , Gustave Caillebotte s'illustre particulièrement dans des vues de Paris faites depuis des balcons élevés,ou tout simplement dans la rue , comme :
"un balcon Boulevard Haussmann"ou "l'homme au balcon" ou cette grande huile "les peintres en bâtiment"
Martial, lui, s'inspire de son frère et réalise en photo son propre portrait au balcon et celui de son épouse Marie.
puis de très intéressantes photos du Sacré Cœur en construction, du Trocadéro, de la tour Eiffel

Ensuite, en salles 2 et 3 ce sont des portraits de formats importants.
L'auto-portrait de Gustave au chevalet , ou celui de madame Caillebotte, aspect austère et triste d'une femme penchée sur son ouvrage de broderie.
Également une superbe toile:"le déjeuner" (salle à manger avec sur la table : assiettes , couverts, verrerie...) et "la femme à la fenêtre" vue de dos , absorbée dans la contemplation


Dans les salles 4 et 5 sont représentés les plaisirs du jardin. Gustave et Martial aiment la vie à la campagne dans leur propriété de Yerres. En sortira "le jardin à Yerres"
Puis leur séjour dans une maison au petit Gennevilliers génère des huiles sur les roses , les chrysanthèmes, les orchidées, les marguerites et des photos du jardin et de la maison.

Pour la salle 6 c'est plutôt un paysage moderne qui apparaît avec entre autre la structure métallique du pont de l'Europe et des vues prises du pont d'Argenteuil..

Enfin les salles 7 et 8 le fil de l'eau avec les régates à Argenteuil et les photos du chantier de Gustave.Ces toiles sont merveilleuses, elles semblent proche de l'art photographique, avec des couleurs et des détails extraordinaires. Il y a des effets de lumière surprenants.
Nous nous sommes quittés sous une chaleur torride, encore ravis d'avoir passé encore une fois une excellente journée
A la prochaine ! (S.B)

mardi 3 mai 2011

Les ponts du mois de mai 2011

Aujourd'hui notre balade aura pour thème Paris et la Seine ou la Seine à Paris. La Seine ne vaudrait elle que par Paris ou Paris que par la Seine? Paris et la Seine, histoires d'amour sans cesse renouvelées. Magie de l'eau ou de la ville? A vrai dire peut importe Paris et la Seine sont indissociables et notre balade au fil de l'eau nous aura réjoui.


Chaque pont nous donnera comme dans un livre d'images une nouvelle vue de Paris. Cartes postales inédites d'un Paris sans voiture, sans bruit, sans monde.
Soleil sous le bras nous voila partis pour embarquer Pont de l'Alma au pied d'une tour Eiffel somptueuse comme a son habitude

Batobus sera notre compagnie pour cette excursion fluviale. 12€ pour la découverte de Paris une aubaine! Le principe: monter et descendre au gré des étapes: Tour Eiffel, Musée d'Orsay, St Germain, Notre-Dame, Jardin des Plantes, Hôtel de Ville, Louvre, Champs Élysée.
De vous à moi, le tour se fait en 1h40 et est un moyen très original de découvrir Paris en paresseux et avec des vues imprenables.
Première escale: St Germain. Un petit apéritif pour fêter l'anniversaire de Josiane dans le parc du Vert-Galant dominé comme il se doit par la statue équestre d'Henri IV
Puis restauration* oblige déjeuner dans notre quartier habituel et direction Notre -Dame pour un autre embarquement. Vue du fleuve, Notre-Dame semble encore plus imposante assise sur l'Ile de la Cité.
Le bateau nous déposera à quelques mètres du Jardin des Plantes. Les allées ensoleillées et poussiéreuses devaient nous conduire aux serres tropicales et au muséum mais...le mardi c'est mardi et le mardi c'est fermé! Il nous restera alors a faire une visite de la ménagerie. Et ce fut une bonne surprise. Tels des enfants nous serons encore étonnés par les singes, serpents, flamants (roses bien sur), panthère, autruches...
Dernier embarquement pour un retour au port de départ. Quarante minutes de navigation et nous revoilà piétons et encore un peu plus parisiens. Quatre bises plus tard retour à la maison pour tous.


*Restaurant 'La Prégrille". Serveur pas agréable et pain dur dans la panière (entre autres). Si toutefois vous y alliez évitez la crème caramel.

mardi 5 avril 2011

Manet à Orsay

Mardi 5 avril , rendez-vous Châtelet, pour une équipe réduite au club des cinq ! Tous fin prêts et tous à l'heure !
Petit arrêt dans les animaleries des quais rive droite. Qui ne craquerait pas pour ces adorables petits chiots? Ensuite, suivant notre programme, quai de l'horloge, place Dauphine, quai des orfèvres et promenade dans les jardins de Notre Dame de Paris. Sur le pont de l'archevêché à l'instar de la passerelle des Arts, nous aurions pu compter tous les cadenas accrochés sur les rambardes par les amoureux de tous les pays
Puis, en quête d'un restauran , nous sommes remonté vers la montagne St Geneviève, passant devant les anciens bâtiments de l'école polytechnique pour finir dans la rue du pot de fe , dans un petit restaurant déjà connu ...
Après un bonne crème caramel , nous avons rejoint le musée d'Orsay et intégré la longue file d'attente pour la fameuse expo d'Édouard Manet
Beaucoup de monde, normal , c'est le premier jour !
Mais cela ne nous a pas empêché de rencontrer "comme presque prévu" Christian , sa femme et son cousin.
Christian qui nous a confondu avec les statues des six continents !Cette expo a pour titre "Manet, inventeur du moderne".
De salle en salle on découvre un art différent, une évolution constante.
Édouard Manet, fils d'un haut fonctionnaire du ministère de la justice, était destiné à intégrer l'école navale. Ayant échoué il rejoint alors l'atelier du peintre Thomas Couture.
De cette époque on peut admirer "l'enfant à l'épée" ou le très grand portrait de "Monsieur et Madame Manet".
Puis Manet sympathise avec Baudelaire et cela sera la période de la transformation du romantisme en modernité dont le fameux "déjeuner sur l'herbe"
Dans une salle suivante intitulée "Un catholicisme suspect" Manet expose son "Christ aux anges"
Manet part en Espagne et s'imprègne des maîtres espagnols. On peut voir des "Combats de taureaux", des "Gitanes" ,"le Fifre" , des "Bohémiennes"etc...
Manet fait de très nombreux portraits dont ceux de Berthe Morisot (épouse de son jeune frère Eugène), mais aussi d'Irma Brunner "la femme au chapeau noir" ou de Victorine Meurent
Il fréquente Monet, Renoir, Degas, Pissaro . En 1874 Manet peint en plein air à Gennevilliers, comme les impressionnistes.
Il réalise également des natures mortes, des fleurs, des fruits, des tables servies..

Au final, une très grande exposition, de nombreuses toiles venues du monde entier, un grand plaisir à les découvrir (S.B.)

Mr et Mde Manet, le pére Lathuile, Berthe Morizot, le fifre, combat de taureaux, le déjeuner sur l'herbe, l'Olympia

mercredi 23 mars 2011

Rendez-vous aux Buttes-Chaumont, ce mardi 22 , le soleil était de la partie pour notre balade. Joyeux de se retrouver bien que déjà essoufflés par le nombre impressionnant de marches à la sortie du métro...il faut dire que l'altitude est proche de 80 mètres..mais nous sommes jeunes et entraînés..!!!
C'est sans doute grâce à ce soleil que ces messieurs avaient tous leur téléobjectif au cou : attention Alain , tu vas avoir du travail !!
Le printemps est bien là, les allées du parc sont remplies de passants , les pelouses très accueillantes.Ce grand jardin de 25 hectares a été réalisé sous napoléon III , sur les anciennes carrières d'extraction de gypse et de pierres meulières utilisées pour la construction des immeubles de style Haussmanniens.Le paysage est riche et varié: rochers, cascades, lac , passerelles, magnifiques arbres , marronniers , platanes...La mise en forme de ce parc c(est fait sur les denivellés d'origine ce qui peux donner aux promenades des allures sportives

Courageux ,nous sommes montés jusqu'au petit temple de la Sibylle, qui est dans la mythologie grecque une prêtresse d'Apollon personnalisant la divination .On lui attribue des écrits , des énigmes qui font le bonheur des chasseurs de mystère dans ce parc.

Voila le pourquoi de l'expression: Montes la dessus et tu verras Montmartre!

Grâce à la curiosité d'Yves et de Christian, nous avons découvert une grotte de 20 mètres de haut, décorées de stalactites (en fait ce sont des faux d'origine) .Les flashs ont fonctionné , immortalisant ce moment inoubliable. Le parc nous donne aussi l'occasion de voir de très simples et jolies cascades dispensant en ce jour un son bien rafraichissant


Puis, selon nos bonnes habitudes, nous avons dégusté un vin de noix comme apéritif, dont vous aurez bientôt la recette sur la boîte à malice de Josiane.

Pour notre déjeuner, une brasserie avenue Jean Jaurès a fait l'affaire ..malgré le manque de choix en dessert , et c'est en parfaits touristes que nous avons longé les quais du canal de l'Ourcq en direction de la cité de la musique. Nous passerons devant ma géode et la halle de la Villette

Un régal, ce musée! Équipés, chacun d'un audiophone, nous avons pu écouter des morceaux de musique devant chaque instrument . Les différents étages nous permettront de découvrir toutes les périodes musicales.
Tout d'abord , le XVIIème siècle , naissance de l'opéra, avec les Luth , les épinettes, les clavecins , sur lesquels Claudio Monteverdi a composé sa musique baroque, les barytons , la viole de gambe , les bassons...sans oublier la guitare dont louis XIV était un amoureux.
Puis, à l'étage suivant ,le XVIIIème siècle , la musique des Lumières , ou l'on admire dans une vitrine le salon de monsieur de la Poupinière, fermier général et grand mécène. D'autres clavecins , dont celui fabriqué par Couchet , ainsi que les premiers pianos à queue de pascal Taskin et d'Erard. Piano sur lesquels on peut savourer les symphonies de Bach , d'Haydn , de Mozart...
Au 3ème étage, est représenté le XIXème siècle , celui de l'Europe romantique avec les fameux Stradivarius d'Antonio Stradivari, ainsi que les violoncelles de Pietro Guarneri. C'est aussi l'époque des fêtes révolutionnaires, avec le "chant du départ" et celle des pianos Pleyel dont celui sur lequel a joué Chopin.
Le 4ème étage, celui de l' électricité et de l'électronique et les oeuvres du XXème siecle , avec son rock endiablé de Bill Haley puis, pour finir les musiques du monde; de l'Afrique aux États Unis...


C'est la tête pleine de musique , fatigués mais heureux que nous avons repris un métro bien chargé. La réalité du terrain nous avait rattrapé.

Ci dessous encore quelques photos de cette journée ensoleillée