mardi 27 septembre 2011

petite équipe pour cette balade ensoleillée de ce mardi au départ de la gare Montparnasse. Architecture 1960 ,immeubles immenses et impersonnels , foule grouillante avenue du Maine, et au dessus de tout cela : un jardin , "les jardins de l’atlantique " créés par les paysagistes Brun et Péna. On y accède par un ascenseur, et on découvre une grande pelouse carrée symbolisant l’océan, décorée d’une sculpture monumentale : l’île des Hespérides.
Des arbres de variétés différentes, de magnifiques plantes, un grand miroir reflète la lumière: tout ceci est prouesse technique car l’ensemble ne repose que sur des dalles de béton en « équilibre » au dessus des voies de la gare!
Quel plaisir de boire la petite sangria blanche apportée par Catherine, parmi tous ces gens sortis des bureaux à l'heure du déjeuner, et qui profitent des rayons du soleil.

Le temps passe vite, et nous sommes allés déjeuner dans un resto japonnais, cette fois, rue de la gaité !
Puis, culture oblige, après Rodin, nous avons découvert Bourdelle, un sculpteur impressionnant par la taille de ses œuvres.
L'épouse d'Antoine Bourdelle fait don à la ville de Paris des ateliers et d'une part importante de cette collection que nous avons pu admirer.
Ces sculptures monumentales comme "La France", "Heraklès", et bien d'autres, en bronze ou en plâtre s'intègrent parfaitement dans ce bâtiment , aux plafonds immenses , et où l'on paraît tous, minuscules à leur coté. (S.B.)

mardi 13 septembre 2011

Paris, nous revoila!

Deux mois déjà...Paname nous manquait avec ses pavés et leurs mégots. Restes de cibiches écrasées par "des" qui comme nous arpentent le sol parisien. Oui Paris nous a manqué car il est le lien qui nous uni et nous rassemble deux fois par mois.
Aujourd'hui, après une transhumance parfois ensoleillée parfois non (Il fallait bien choisir sa zone),c'étaient les retrouvailles
Rendez-vous habituel place du Châtelet pour les ponctuels et déjeuner, y compris le retardataire que je suis, dans notre usuel quartier latin.
Les ponctuels auront eu le temps de redécouvrir Saint Julien du pauvre et découvrir le marché aux fleurs. Atypique marché ou l'on se demande qui peut bien venir y acheter des fleurs. Reste son charme et la désinvolture de ses commerçants.
Le déjeuner sera grec. On voulait coller à l'actualité économique du moment et participer à notre façon au redressement de la dette grecque. Les cartes bleues ont fonctionné... c'est plutôt bon signe!
Le côté culturel nous emmènera tout d'abord, en passant par l'Hôtel de Ville de Paris, vers Beaubourg ou une exposition sur l'Inde nous attendait. Nos deux mois hors la capitale nous avaient fait oublier que le mardi... c'est fermé. Qu'importe, on sort le plan B direction le musée Picasso... fermé pour cause de travaux jusqu'en 2013.
La Place des Vosges nous accueillera alors de nouveau avec ses nombreuses galeries d'art et le maintenant fameux n°13 refuge de DSK.
De cette journée nous ne retiendrons que le plaisir de nous être retrouvés à Paris ce qui, somme toute, est bien la l'essentiel.

mardi 28 juin 2011

Rue des Rosiers

Paris le 28 juin. Température extérieure 31°C. Température intérieure plus, beaucoup plus
Sortir. Il me fallait absolument sortir de ces satanés transports en commun et de cette chaleur étouffante partagée a contre cœur avec les autres passagers.
Station Saint Michel, la délivrance. Un escalier, un courant d'air peut être pollué mais bienfaiteur, encore quelques marches et puis la lumière.
J'avance direction rue des Rosiers. Bonjour rapide à Notre-Dame et au jardin Jean XXIII dans lequel les enfants jouent bruyamment, des couples s'embrassent (pudiquement quand même, Dieu est si prés) des touristes de partout photographient. Les chaussures devenues blanches de poussière je me retrouve rue du pont Louis Philippe. Petite rue charmante bordée de boutiques papetières m'invitant a revenir car comme souvent j'étais déjà en retard.
Au 27 rue des Rosiers voila que m'attend le groupe du jour. Frais à souhait après une halte "javellisée" à la fontaine Saint-Michel. Information utile: l'entretien de celle ci se fait à l'eau chlorée ce qui aura quelques incidences sur les vêtements de certains.

Rue des Rosiers, 300 mètres de long et un endroit particulier de Paris, tristement connue de tous depuis cet attentat meurtrier en 1982 au restaurant Goldenberg mais aujourd'hui si joyeuse.
Cet ilot accueillera les juifs ashkénazes (environ 20000 personnes) venus de l'est fuyant les persécutions de Roumanie, Autriche-Hongrie entre 1881 et 1914.
Nous quitterons cette rue momentanément pour la place de Vosges ou nous nous "sacrifierons " encore une fois à l'habituel apéritif. Celui ci aura été préparé par Solange experte en punch et nous permettra de trinquer avec Marianne pour son anniversaire.


De retour rue des Rosiers dans cette ambiance d'ailleurs avec un choix de restaurant pas facile a faire. Quelques hésitations et puis hop nous voila chez Marianne! Restaurant ou nous gouterons aux spécialités culinaires juives. A nous les feuilles de vignes farcies, le foie haché(!) les purées de fenouil, de thon , de tout... bref une belle expérience et un service agréable.
Repus, direction l'Hôtel de Ville de Paris pour une exposition sur Paris au temps des impressionnistes. Une belle surprise. L'exposition est petite certes mais avec un accrochage judicieux. De belles œuvres déplacées du musée d'Orsay. Pas trop de monde et une belle évocation de Paris.
A remarquer Maximilien Luce, peintre souvent oublié tant l'ombre de Monet est grande

Chaleur oblige et après une vaine recherche d'ombre prés de la mairie de Paris,une terrasse nous accueillera pour ne rien faire si ce n'est que de siroter un verre et regarder les passants ...passer.
Nous quitterons Paris pour mieux nous y retrouver en septembre pour de nouvelles balades.
Bonnes vacances à tous. (A.J)



mardi 14 juin 2011

Canal et canaux parisiens

Sous un soleil mi figue mi raisin , nous étions dix à la bastille , c'était un peu la révolution, grâce à de nouveaux participants, l'oncle de Marianne, Annie et Nadine....
Le long du quai du port de plaisance de Paris -Arsenal nous nous sommes installés, parmi les fleurs, au milieu d'un square pour enfants, afin de fêter dignement, une coupe de champagne à la main, les anniversaires des jumeaux: Hubert et Christian: et oui, ils sont nés un 13 juin !
Nous déjeunerons derrière la bastille, dans un petit resto sympa où certains savoureront un thé à la menthe !
Les discussions sont allés bon train , Christian, comme collectionneur, a reçu de la part d'Annie un lot de pièces anciennes et nous nous sommes ensuite dirigés vers le "Marcel Carné , le bateau qui nous a fait navigué sur le canal St Martin.
14H30: embarquement immédiat au port de plaisance.
La construction du canal Saint-Martin commença en 1805 par ses deux extrémités, mais ne s'acheva qu'en 1825 du fait de la difficulté d'insérer un tel ouvrage dans un site déjà très urbanisé. C'est le seul canal entièrement situé à Paris. Construit à l'origine pour approvisionner la ville en eau et permettre le transport de marchandises, Long de 4,5 km, dont plus de 2 km en souterrain. Il relie le bassin de la Villette à la Seine amont avec une dénivellation de vingt-cinq mètres. Inauguré en 1825 le canal Saint-Martin comporte 9 écluses et 2 ponts tournants.
La partie la plus impressionnante est sans doute son passage sous les trois voûtes :la voûte du Temple , la voûte Richard Lenoir , la voûte de la Bastille.
Lorsque l'on aperçoit le bout du tunnel , ce sont les premières écluses qui sont toutes doubles. Le temps de faire monter et descendre le niveau de l'eau et l'on peut admirer ici l'hôtel du Nord célèbre pour sa réplique:" atmosphère , atmosphère est-ce- que j'ai une gueule d'atmosphère!". De loin l'hôpital St Louis , le quai de Valmy et ses façades colorées bordées de marronniers et de platanes. Ensuite nous accèderons au bassin de la Villette avec sa rotonde et les deux cinémas MK2 de chaque coté du bassin.

Promenade de 2H30 accompagnée de chansons d' Edith Piaf, de Brassens et autres , dans une ambiance joyeuse et détendue.
Après cette atmosphère parisienne de péniches et d'eau , nous avons retrouvé notre métro bien aimé !

mardi 31 mai 2011

Voyage à Giverny ou le déjeuner sur l'herbe...
Le retour d'un temps "frisquet" ne nous aura pas découragés pour un pique-nique champêtre à quelques centaines de mètres de la la maison de Claude Monet.

Une nappe, un rayon de soleil, de belles recettes, un peu de vin, du temps et des amis...la vie toute simple en somme.

La maison ou à la découverte de l'intimité de Monet. Impossible de visiter cette maison sans revoir l'artiste et ses toiles. Il y vécu 43 ans avec sa seconde épouse Alice et leurs 8 enfants. Cette maison fut agrandit pour accueillir cette grande famille, ce qui explique cette disproportion entre la largeur et la longueur
Nous commencerons par embrasser du regard le jardin avant d'entrer chez les Monet. Une maison rose comme le sont parfois les nénuphars et verte comme le sont l'eau, les feuilles, la nature. La peinture de Monet commence ici. Nous franchirons le seuil comme si nous étions les invités du peintre tout doucement en posant la main sur la poignée de porte en corne de vache. Ensuite notre visite commencera par l'atelier avec des ...reproductions du maitre. Étonnamment les œuvres les plus originales seront les estampes japonaises que Monet aimait a collectionner. Un étroit escalier nous conduira aux chambres qui sans décoration sont presque tristes. Mais rappelons nous quand même que la chambre de Monet, la plus éclairée de sa maison, accueillait des toiles de Cézanne, de Renoir, Sisley, Pissaro, Boudin, Caillebotte, Jongkind et bien d'autres qui sont maintenant abritées à Marmottant.
Cette tristesse relative contraste avec la salle à manger et la cuisine. Car ici, la lumière côtoie les bleus et les jaunes des meubles peints et des carreaux de faïence de Rouen . Une cuisine fonctionnelle avec son "piano" à bois et charbon produisant même de l'eau chaude.
Au sortir de cette visite il nous semblait, qu'a tout moment, pouvoir voir apparaitre la famille Monet. L'artiste au retour du jardin, Alice cousant, les enfants jouant avec un cerceau...

Le jardin, éternel modèle vivant qui, au fil des saisons et de leurs couleurs donnera tant d'inspiration à Claude Monet. Un jardin fait pour être peint à l'envie. Pour nous promeneurs d'un jour nous n'y voyons que des fleurs alors que le peintre y voyait couleur et lumière. Élément indissociables du créateur de l’impressionnisme. Nous y échangerons nos connaissances botaniques confirmées ou contredites par un autre visiteur qui comme nous n'y voyait que roses, iris, pivoines et autres "penstemon digitalis"

Le bassin, comme le jardin il aura été façonné pour être un tableau. Ou plutôt des tableaux sans cesse renouvelés par l'artiste non pas qu’il fut insatisfait mais inassouvi, insatiable. On pourrait y tourner autour pendant des heures...

Au revoir Monsieur Monet et merci ... (A.J)