mardi 17 avril 2012

Musée Cognacq-Jay

Nous traverserons le marché aux fleurs avant de commencer notre journée par un apéritif a l'abri de Notre-Dame afin de célébrer les anniversaires de Josiane et Nadine.

Trois punchs plus loin (en ce qui me concerne du moins) nous franchirons la Seine pour déjeuner chez Marianne rue des Rosiers.

Cognacq-Jay...Pour certains (les plus agés) ce nom nous rappelle le début de la télévision des années 50-60. Encore balbutiante elle avait son studio rue Cognacq-Jay dans le 7éme arrondissement. C'était la RTF puis cela sera l'ORTF avec Léon Zitrone et son célèbre "ici Leon Zitrone à vous Cognacq-Jay"

Mais aujourd'hui pas question de télévision mais un petit tour dans un musée que seule la ville de Paris peut nous offrir (L'entrée est gratuite).
Ce musée n'aurait pas pu exister sans l'aventure commerciale du couple Ernest Cognacq et Marie-Louis Jay. De la première boutique à la création de la Samaritaine ils auront réalisé leur rêve: réussir l'entreprise et vivre une passion de collectionneurs.
"Monté à Paris" (à pied, parait il) de l'Ile de Ré, Ernest occupera un premier emploi de vendeur au magasin du Louvre. Quelques expériences plus tard il ouvrira en 1870 la Samaritaine. Petite échoppe rue de Turbigo qui verra son chiffre d'affaire, grâce notamment à Marie Louise, exploser d'année en année.
L'expansion de l'entreprise l’emmènera en 1905 à construire plusieurs magasins style Art Déco rue de Rivoli.
Le couple passionné de l'art du 18éme siècle allait constituer une belle collection de peintures, de sculptures, d'objets et de meubles. Des peintures de: Boucher, Watteau, Fragonard, Greuze, Vigier le Brun, Canaleto, Rembrandt (seule toile avec un lien religieux. Du mobilier de: Boule, Jacob

A la disparition de Marie-Louise, Ernest fit don de sa collection à la ville de Paris
Ce musée d'abord situé à la "Samaritaine de luxe" boulevard des Capucines fut déplacé ensuite à l'Hôtel Donon.
Outre leur passion les Cognacq-Jay se sont également investis dans la création d'une fondation, d'un pouponnat et d'une maison de retraite à...Rueil.
La visite terminé en route vers le métro Saint-Paul. Flique, flaque, floque... sous la pluie.
Une grosse bise à Christian qui va nous manquer. (A.J)

mardi 20 mars 2012

Bercy et Bibliothéque François Mitterrand

Vive le printemps , vive le soleil , car celui ci était de la partie aujourd'hui.Et il faut dire que le village de Bercy est plutôt plaisant avec ses terrasses , ses boutiques, ses odeurs , un air de fête dans ce quartier construit sur le lieu des anciens chais et entrepôts de vin .
Pour déjeuner, c'est à l'Espagne que nous nous sommes adressés ! une sangria , un menu complet et une serveuse très sympa..
puis , nous avons déambulé dans le parc de Bercy , avec ses massifs en fleurs , ses passerelles et les fameuses sculptures des enfants du monde de Rachid Khimoune. voir


Enfin comme prévu , direction la Bibliothèque François-Mitterrand , pour découvrir la paire de Globes de Coronelli , terrestre et céleste , de grande dimension (4 mètres de diamètre environ) offerte à Louis XIV.
Nous en avons profité pour visiter également l'exposition des miniatures flamandes : quelques 90 manuscrits du XV siècle, très rares, à l'époque de Jean sans Peur ,et de Philippe Le Bon grand bibliophile . illustrés de motifs peints avec finesse, entourés de bordures dorées, de lettrines, et d'enluminures médiévales.De véritables chef d’œuvres.Les artistes de ces livres réservés à une élite , des miniaturistes, des copistes , des relieurs, étaient installés en Artois , en Brabant et dans certaines régions , aujourd'hui françaises.
encore une bonne journée de passée !

mardi 14 février 2012

Musée D'Orsay

Quel musée! Que ce soit pour le visiter ou le revisiter c'est toujours une découverte.
Notre visite était motivée par ce 5éme étage nouvellement réaménagé pour accueillir l’impressionnisme. Après la fureur de l'expo Monet ce mouvement attire de plus en plus de monde. Alors si vous allez a Orsay, et il faut y aller, évitez le mardi jour de fermeture habituel d'autres musées parisiens ainsi que le samedi et le dimanche. Les bons jours selon un gardien seraient le jeudi en nocturne ou chaque jour le matin.
L'accrochage des toiles est très bien fait. Des toiles majeures dans chaque salle mais un plan de circulation qui devient très vite la station métro Châtelet à dix-sept heure! La densité des visiteurs aurait presque pu me faire heurter un Van-Gogh à un changement de salle!
L'accueil se fera par une œuvre du Douanier Rousseau "Portrait de Madame M". Isolée, grande. A voir de loin. Mais de loin entre votre regard et la toile il y a d'autres visiteurs. Le début de la collection se fait par deux beaux Cézanne de chaque côté de l'entrée. Une toile a gauche, une toile a droite (personnellement je penche pour celle de gauche). Cézanne cet oublié de l’impressionnisme par beaucoup car il quitta ce mouvement assez vite. Mais rappelez vous qu'il fut présent à la première exposition avec 3 tableaux. Ensuite le beau continuera avec des Renoir, Monet, Van Gogh, Degas...
Et puis visite vers les étages inférieurs plus calmes. Enfin du recul. Des toiles magnifiques: les Nabis, les Néo-classique, le symbolisme...
Difficile en quelques lignes que de tout décrire. Alors le plus simple est de vous redonner rendez-vous pour des jeudis soir plus calmes. On fera découvrir cet extraordinaire musée de la fin du dix-neuvième siècle thème par thème.

En attendant voila une petite histoire de ce musée et de la gare.
La gare fut inaugurée en 1900 pour l’exposition universelle. Le bâtiment est l’œuvre de l'architecte Victor Lalou et se devait de démontrer la technologie et le bon goût français. Son luxe y associera un hôtel de 370 chambres qui fermera en 1973.

La gare en elle même est une extraordinaire verrière masquée côté Seine par une monumentale façade. Du fait de cette verrière les trains à vapeur étaient tractés par des locomotives électriques avant d'entrer en gare. Ce fut le terminus de la Compagnie du Chemin de Fer de Paris à Orléans dont les principales gares sur la ligne étaient Orléans, Nantes, Bordeaux, Limoges...
Le développement ferroviaire allait très vite rendre cette gare inadaptée pour les grandes lignes. La gare d'Austerlitz accueillera les grandes lignes et celle d'Orsay celles de banlieue.
Le musée d'Orsay dédié à l'art du 19éme siècle et plus précisément sur une période allant de 1848 à 1914 vaut aussi pour beaucoup par l'architecture de cette ancienne gare. Caissons au plafond, grande pendule, mariage du verre et de la structure métallique. Cela est à rapprocher aux structures "Eiffeliénne" (je ne sais pas si cela ce dit) et a la grande verrière du Grand-Palais édifié également pour la même exposition universelle.
Abandonnée, vouée à la destruction elle sera sauvée par Valéry Giscard d'Estaing qui décidera d'un musée complémentaire au Louvre situé à proximité.
François Mitterrand son successeur gardera cette excellente idée qui permet aujourd'hui aux visiteurs du monde entier d'en profiter...et nous aussi

jeudi 2 février 2012

Cézanne ouvres toi...

... ou comment découvrir Cézanne sur sa période "dite" parisienne. L' équipe CTP du jour se trouve réduite à deux unités: Christian et Alain J.
Paul Cézanne à peint quelques 300 toiles. Il aura participé à des mouvements majeurs de la peinture moderne et en aura initié ou influencé d'autres après sa mort (regardez certaines toiles de Modigliani, Picasso, Utrillo...)
Le musée du Luxembourg accroche jusqu'au 26 Février quelques toiles significatives de son œuvre. Aucune toile de la Sainte-Victoire certes mais le visiteur ne sera pas en manque car comme à son habitude ce musée ne se sera pas trompé dans ses choix.

Cézanne (1839-1906) né à Aix d'une famille devenue aisée suivra tout d'abord des études classiques. Il rencontrera au lycée Émile Zola et une profonde amitié va les unir jusqu’à une rupture définitive en 1886 suite à l’écriture du livre "l’Œuvre". Zola sera celui qui aura incité a faire venir Paul Cézanne à Paris. En vérité Cézanne fera de fréquents allers et retours entre Paris et le midi sans jamais vraiment s'y installer. Né a Aix, il y mourra d'une pneumonie attrapé lors d'un ultime motif de la Sainte Victoire .
Après des études de droits (pour faire plaisir a son père) il suivra à partir de 1856 des cours de dessin à Aix et puis à l'Académie Charles Suisse lors de son premier séjour a Paris. Il cherchera sans jamais réussir à intégrer l'école des Beaux Arts.
A force de travail, d'études d’après les tableaux de maitres, de rencontres avec Pissaro, Monet, Sisley, il va, presque de façon autodidacte devenir un peintre reconnu. Il participera en 1874 à la première exposition Impressionniste avec trois toiles: paysage d'Auvers, la Maison du Pendu et une moderne Olympia. Il quittera ce mouvement en 1872 et se tournera alors vers ses propres recherches picturales.
L'espace, les volumes et leurs déconstructions seront son fil conducteur. Plus de fondus dans sa peinture, plus de lignes de contour. Mais des plans triangulaires, adjacents, suspendus ...qui conjugués feront vibrer la lumièreSi vous voyez une exposition sur Cézanne allez y!
En savoir plus ici

mercredi 1 février 2012

Musée de la Préfécture de Police de Paris

Petite balade dans un commissariat avec une petite nouvelle en la personne de Christiane la bien nommée Cri-cri de Rueil
Ce musée peu connu, même des Parisiens est situé dans le commissariat du Ve arrondissement, rue de la Montagne Sainte-Geneviève. On y retrouvera l’histoire de la police parisienne depuis le XVIIe siècle.
Les premiers "policiers" en 1254 seront peut être les chevaliers du guet. La véritable création se fera avec Louis XIV qui allait en 1667 a Paris nommé un lieutenant de police (sorte de préfet) placé sous son autorité. Sa fonction tout surveiller: délinquants, pamphlétaires, vagabonds ..
D'autres, plus tard et plus célèbres lui succéderont: Vidocq l'ancien bagnard, Lépine....
C'est vers 1830 qu'apparaissent les premiers uniformes avec les sergents portant tricorne et l'épée. Le grade supérieur étant le brigadier sous le contrôle d'un commissaire.
La principale révolution sera la création de la police scientifique (l'origine des Experts!) en 1892.
Mesures anthropologiques et photographies permettront à Bertillon, responsable de ce nouveau service, de résoudre bon nombre d'affaires criminelles avec l'aide également des empreintes digitales
Ce musée retrace aussi les histoires policières telles que de l'assassinat d'Henri IV au docteur Petiot en passant par Landru ou les attentats anarchistes
Parler de la police sans parler des policiers et de leurs surnoms ou des expressions liées a la police serait un comble:
22 v'la les flics Les deux rangées de 11 boutons sur la veste du policier
Les hirondelles La marque du vélo équipant les patrouilles crées par Lépine
Les poulets ! La préfecture étant construite en partie sur un ancien marché aux volaille
Une balle dans le buffet ! - Du au premier policier tué en service: l'inspecteur Buffet.
Mais il y a aussi: les flics, les keufs, les condés, les schmidts, les poulagats, les vaches, les perdreaux, les lardus, les pandores...
Enfin bref vous pouvez passez un bon moment dans ce musée et en toute sécurité. N'oubliez pas vos papiers on ne sait jamais

La photographie d'un suspect

La photographie de suspects