mardi 11 juin 2013

Le Musée de la contrefaçon

Enfin l'été... ou presque...  Nous voici à nouveau dans notre quartier favori, les Tuileries ... Pourquoi se priver d'un si bel environnement, de monuments si beaux, on a la chance de pouvoir se balader dans Paris... alors allons-y ..

Donc , tout le monde est à l'heure en ce mardi 11 juin, métro Musée du Louvre. 
Et quel régal cette promenade dans ce superbe jardin, qui sépare le musée du Louvre de la place de la Concorde,  un lieu de promenade et de culture pour parisiens et touristes où les statues de Maillol côtoient celles de Rodin...
Direction les Champs-Elysées et l'Arc de Triomphe, puis  l'avenue Victor Hugo, les beaux quartiers quoi !!
Cette petite marche d'une heure trente nous a mis en appétit mais par contre les restos ne sont pas si faciles à trouver .. Heureusement un italien était sur notre chemin...

Puis comme prévu , après avoir fait du lèche vitrine devant toutes ces boutiques de luxe, découverte de la contrefaçon  dans son musée au 16 rue de la Faisanderie (hasard cela n'aurait-il pas quelque chose à voir avec le sens figuré de faisan...)

Le Musée de la Contrefaçon fut créé en 1951 par l'Union des Fabricants dans un hôtel particulier. Par une curieuse coïncidence, ce bâtiment était lui-même la copie exacte d'un hôtel du XVIIème siècle qui se trouvait dans le quartier du Marais, et fut détruit depuis.
Depuis sa création, le Musée de la Contrefaçon n'a de cesse d'actualiser ses collections et d'endosser un rôle didactique. Il permet au visiteur de s'informer sur l'étendue de la contrefaçon et sur ses conséquences néfastes en terme de sécurité, de santé, d’environnement, d’économie, de droit social… sur son retentissement sur l'économie mondiale, de prendre conscience de l'importance de la protection de la propriété industrielle et de connaître les sanctions prévues par la loi en cas de fabrication, commercialisation ou de simple possession.

Unique en son genre, il présente un éventail très diversifié de produits contrefaisants et de modèles authentiques afin que le visiteur apprenne à les différencier :  bronzes de Rodin, parfums, tabac, dictionnaires, logiciels, CD/DVD, jouets, outillage, électroménager, produits d'entretien, textile,  maroquinerie, vaisselle, pièces détachées d'automobile, stylos…


La contrefaçon est le fléau des marques. La majeure partie des collections vient des douanes.Elle représente 5 à 10 % du commerce mondial, le manque à gagner est de 300 milliards d'euros, 6,2 millions d'articles sont saisis par les douanes françaises en 2011...

Elle s'attaque à tous les produits imaginables, la maroquinerie, les vins et spiritueux, les montres et bijoux, les cd et dvd , le Sportwear, les médicaments, les parfums et cosmétiques, les jeux, les jouets, les pièces industrielles, les oeuvres d'art...
N'oubliez pas que l'achat ou détention de contrefaçon est un délit passible de sanctions pénales !!!...
Bref, une belle visite très enrichissante et très utile...














Accros de la marche à pied , après les 6 kms du matin, nous avons repoussé nos limites et  refait le chemin en sens inverse jusqu'au Châtelet ... un kilomètre de plus aurait vraiment été de trop ...en tout cas une bonne journée bien agréable...

mardi 16 avril 2013

Le Musée du Chocolat


Ce mardi 16 avril, le rendez-vous était fixé à la station Franklin Roosevelt et nous étions plutôt satisfaits de profiter enfin d'une journée presque ensoleillée... Et c'est vraiment avec beaucoup de plaisir que nous avons traversé le jardin des Tuileries jusqu'au métro Bonne Nouvelle où Annie nous attendait...
Quatre kilomètres pour juste se mettre en appétit et déjeuner dans un restaurant chinois sympa, indiqué par Yves...

Bonne adresse, la formule est le buffet, on se sert soi-même et c'est très bon...
Et puis, comme prévu, visite du Musée du Chocolat au 28 boulevard Bonne Nouvelle, avec plein d'infos sur ce  que nous dégustons avec tant de plaisir...

Nous commençons la visite par la découverte de l'arbre qui nous procure le chocolat : le cacaoyer et toutes les spécificités qui sont nécessaires à son épanouissement et comment ses fèves sont transformées pour en faire le délicieux chocolat. Le cacaoyer est un arbre de 8 à 10 mètres mais on le limite à 3 ou 5 m pour en faciliter la récolte... Les fruits sont sur le tronc et les branches.

Et maintenant que fournit le cacaoyer ?
La masse de cacao, le beurre de cacao et la poudre de cacao.
Pour faire du chocolat, les fèves de cacao étaient torréfiées, émondées, puis écrasées dans un "métate". Le cacao était avant tout une boisson.

Le chocolat a plus de 4000 ans d'histoire, ce sont les Olmèques qui les premiers ont initié l’emploi du cacao.les prêtres mayas offraient des fèves de cacao aux dieux,  écrasées et mélangées à du  sang. Et Les Aztèques associaient le cacao à la déesse de la fertilité. Le cacao est alors une boisson amère basée sur de la masse de cacao, de l’eau et des épices.
Saviez-vous que le cacao servait non seulement à préparer le divin nectar mais aussi de monnaie d’échange ? Le cacao avait une grande valeur. A l’époque, un lapin coûtait 10 fèves de cacao et un esclave, 100 fèves.

Rencontre importante en 1519 entre l’empereur aztèque Moctezuma et Hernando Cortes, qui débouchera notamment sur l’introduction du cacao en Europe.
Christophe Colomb a été le premier européen à goûter la boisson à base de cacao « Tchocoatl » en 1502, mais la jugeant peu ragoûtante, il n’y avait pas prêté grande attention.

A partir de 1527, Cortes importe les précieuses fèves de cacao en Espagne où du sucre et de la cannelle sont rajoutés. Le "Chocolate" devient rapidement la boisson préférée de la cour d’Espagne, d’où elle se diffuse progressivement vers les cours royales des autres pays d’Europe dès le 17ème siècle, en France, en Italie, en Allemagne et au Royaume-Uni notamment.
En 1615, la boisson chocolatée est servie aux audiences officielles de la cour de France.
Vers le milieu du 17ème siècle apparaissent des salons de thé et de "chocolat".

Qui dit chocolat , dit tasse...
Les premières étaient façonnées avec la peau du fruit, puis apparurent les gobelets en terre et en céramique.
Le vice-roi de la nouvelle Espagne Mancera donna son nom à une soucoupe pourvue d'un anneau.
En France , la trembleuse fut inventée, une soucoupe munie d'un creux pour y placer la tasse. Il y a eu aussi la tasse moustache pour les hommes !!!

Jusqu’au 18ème siècle, le chocolat se fabrique de façon artisanale. Le procédé de fabrication est considérablement amélioré à la révolution industrielle et le chocolat connaît son heure de gloire à partir du 19ème siècle. Le perfectionnement des méthodes de production, la sélection des meilleures fèves de cacao et l’amélioration des cultures permettent de fabriquer un produit d’une grande finesse, tel que nous le connaissons actuellement.
Le chocolat se diversife : chocolat sous forme liquide et solide, chocolat au lait, bâtons, tablettes, figurines creuses, pralines. Désormais, le chocolat est à la portée de tous !

Après cette agréable visite nous avons eu droit à la fabrication des fameux chocolats que nous dégustons lors des grandes occasions, nous les avons goûtés en pouvant les apprécier en fonction de l'origine des cacaoyers, un vrai régal..















Et puis maintenant on sait que le chocolat est non seulement un plaisir mais un bon remède pour éviter les maladies cardiovasculaires...

A bon entendeur, salut !

mercredi 13 février 2013

Les Mille et Une nuits...


Un peu d'Orient pour cette balade avec une visite à l'IMA. L'Institut du Monde Arabe propose jusqu'au 28 Avril une belle exposition sur le thème des Mille et Une nuits. L'Orient, ses mystères, ses palais, ses chants, ses odeurs, ses douceurs...
Qui ne se souvient pas d'Ali Baba et les 40 voleurs ou encore d'Aladin ou la lampe merveilleuse? Ces contes qui nous ont fait voyager en Orient soit par la lecture ou par le cinéma appartiennent à cet étonnant ouvrage
Avant d'être un livre les "contes merveilleux des Mille et Une nuits" allaient se propager par la tradition orale de l'Inde à l'Iran. Les premières traces écrites remontent au XIIIéme siècle. Il est difficile d'attribuer les origines exactes mais assurément ces contes auront été influencés par l'Inde et le croissant oriental (Perse).

Les contes des Milles et Une nuits sont bien évidemment liés à Shéhérazade. Son histoire encadre tous les contes: un histoire-cadre dans laquelle viennent s’enchâsser les contes qui eux mêmes en encadrent d'autres.

Le début des Mille et Une nuits: un Sultan, Shahryar, ayant surpris son épouse infidèle dans les bras d'un  amant la condamne à mort et pour perpétrer sa vengeance et ne plus être trompé  décide de s'unir chaque nuit avec une vierge  qu'il fera exécuter au matin.
C’est la que Shéhérazade viendra nous narrer les contes des Milles et Une nuits, Fille du grand Vizir elle se propose aidée de sa sœur de raconter chaque nuit un conte dont elle prendra soin de ne pas donner de fin et ainsi poursuivre la nuit suivante. Alors de contes en contes elle arrivera à  "apprivoiser" Shahryar et ainsi sauver sa vie.

La première traduction sera celle de Antoine Galland   (de 1704 à 1717)  lire ici,. Galland n’hésitera pas a faire des rajouts tels que Ali Baba, Simba, Aladin  et a supprimer quelques contes jugés trop érotiques pour l’époque.

D' autres traductions plus récentes seront faites: Maldrus, Khawam, Miquel, Bencheick...Celle de Maldrus étant une des plus connue. Maldrus n'hésitera pas a rajouter les contes omis par Galland.
Ces contes  nous enchantent par leur orientalisme. Amour, mort, trahison et ruse se côtoyant pour notre plus grand plaisir

Aujourd'hui cette exposition nous rappelle combien l'Orient reste mystérieux. Cet Orient qui nous étonne en mettant une femme (que nous imaginons belle) narratrice en personnage principal. Est ce par sa ruse associée à un pêché? Savez vous qu'une traduction fut interdite en Egypte en 1980

Il ne vous reste, comme nous, à découvrir ou redécouvrir cet ouvrage. Pour les moins littéraires il reste le cinéma qui a adapté de nombreuses fois les contes: Ali Baba et les 40 voleurs, les aventures d'Aladin, Simbad le Marin, les aventures du prince Amhed, les Mille et Une nuits...

                 Shéhérazade de Paul Emile Destouche                  Esclave d'Amour d'Etienne Dinet

Cette visite après une précédente balade à la mosquée de Paris nous laissera un excellent souvenir.

La typique rue Mouffetard , moins exotique nous accueillera pour un déjeuner typiquement européen.

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jeudi 24 janvier 2013

Des CTP aux PTT...




Paris après les chutes de neige !  c'est notre première balade de l'an 2013 , il ne faisait pas vraiment froid , mais attention au sol gadouilleux ! Heureusement les musées nous attendaient , et nous avions choisi celui de la Poste.



Peu connu , en tout cas de nous , il raconte l'histoire non seulement d'une entreprise mais de la France au quotidien.
On y voit les premières cartes des routes de poste, les uniformes des facteurs, des maquettes de bateaux, des objets populaires.
Le tout se déroule en 15 salles, en commençant par le transport des messages avant la poste,  à la fin du 1er siècle avant JC.
Puis la poste avec ses chevaux, ses postillons et relais, ensuite celle du 16ème siècle avec la malle poste  et le télégraphe sur lequel nous pouvons nous exercer...
Dans la salle 5, on assiste aux grandes réformes, avec la mise en place des facteurs ruraux. Puis c'est le 19ème siècle avec les wagons-poste, le mécanisme du tri du courrier et la poste aérienne.
Enfin, la poste d'aujourd'hui, que nous connaissons et toute une exposition de timbres avec vidéo sur sa fabrication ! Bref une belle et enrichissante expo que nous vous conseillons.
Nous y sommes restés presque deux heures. Il était temps d'aller déjeuner chez le japonnais de la rue de la gaité, pour ensuite se séparer.et de rentrer chacun chez soi  tranquillement ...comme une lettre a la poste..
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mardi 11 décembre 2012

Dans la vie il n'y a pas que...

il y a aussi la bonne cuisine.
Deux semaines aprés notre balade sur les Champs-Elysees et le Palais de la découverte nous nous sommes retrouvés metro Ourcq. Pas d'inquiétude en ce 11 Décembre 2012, ce n'était pas encore la fin du monde et nous étions presque à l'heure au rendez-vous.
Des retrouvailles dans la bonne humeur (comme quoi tout peut s'oublier entre amis) et nous voila à table dans un centre de perfectionnement culinaire. Servis pas de jeunes cuisiniers nous avons partager un bon moment de plaisir. Qualités des produits, préparation des plats aboutis et bon service voila en résumé ce repas qui mérita bien sa promenade digestive.
Paris étant rythmé  par l'eau nous abandonnerons la Seine pour le canal de l'Ourcq et le canal Saint Martin.
Un inventaire à la Prévert pour cette balade: des canards, des "grafs",des amis,  un nez rouge, des stations de métro, un hôtel (du Nord bien sur), des amis, un Opéra, une fête foraine, des amis, une chaussure (une seule), une péniche, un génie, une maison...jaune et une verte, des amis, un cinéma, de la mémoire, du carrelage, des  ponts, un canal, une station de métro et puis des souvenirs et des amis.